Les bulles, Grenoble

Télescope 41

Les Québécois et l’IA générative : cinq statistiques frappantes 

Maxime Johnson offre un regard sur les résultats de l’étude NETendances 2024 concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle générative (IAG) au Québec. Elle a révélé que seulement 33 % des Québécois ont déjà utilisé l’IAG, malgré son accessibilité croissante. De plus, une confiance excessive envers l’IAG a été observée, avec 42 % des utilisateurs ayant une forte confiance en sa capacité à résumer des contenus. La littératie en IA est également préoccupante, 56 % des sondés ayant une capacité limitée à reconnaître son utilisation. Enfin, seulement 7 % des utilisateurs d’IAG paient pour des services payants, suggérant que les tarifs actuels pourraient freiner l’adoption généralisée.

La reconnaissance faciale, l’enjeu du siècle 

L’auteur, s’appuyant largement sur le livre Your face belongs to us de Kashmir Hill, journaliste au New York Times, met en évidence les risques liés à la reconnaissance faciale. Bien que cette technologie puisse être précise, son efficacité en elle-même pose problème. L’utilisation non réglementée de la reconnaissance faciale peut entraîner des abus et des atteintes aux libertés publiques. Malgré les inquiétudes exprimées par des associations de défense des droits–à travers les années et de multiples générations de développement de cette technologie–la reconnaissance faciale s’est développée sans réelles contraintes, et les législations actuelles peinent à suivre le rythme des récentes avancées. L’auteur insiste sur la nécessité d’un débat public approfondi pour distinguer les bonnes et les mauvaises pratiques de cette technologie.

Au diable la performance, vive la robustesse ! 

Survol de l’ouvrage Antidote au culte de la performance : La robustesse du vivant, ou Olivier Hamant remet en question notre « civilisation de l’optimisation généralisée », affirmant qu’elle se condamne à sa propre perte en ne remettant pas en question la performance. Il souligne l’importance des erreurs, des lenteurs et des incohérences dans la construction du monde naturel, qui sont essentielles à sa robustesse. Face aux crises sociales et environnementales qui nous occuperont pendant les deux prochains siècles, il propose de privilégier la robustesse, c’est-à-dire la capacité à maintenir la stabilité malgré les fluctuations. Hamant évoque également des initiatives communautaires, comme l’agroécologie et les technologies low-tech, qui tracent la voie vers un avenir plus résilient et coopératif. (Notez tout de même la conclusion de l’article, qui apporte un bémol.)


Les naufragés du téléphérique. « Bluffant » comme on dit dans l’hexagone. « Ces deux histoires, entièrement produites par une intelligence artificielle entraînée à partir de 1 200 épisodes de Les pieds sur terre, sont l’occasion de réfléchir dans cette émission/expérience à certaines des questions que pose le recours à l’IA dans notre métier. Elles nous permettent de redéfinir le rapport de confiance que nous proposons aux auditeurs et aux auditrices, et le “pacte de vérité” qui nous unit. Et d’observer de près, comme un miroir déformant, certains de nos travers les plus flagrants. »

◗ Bénéficiant d’une esthétique inhabituelle et plutôt sympathique, ce robot domestique scandinave Neo Gamma est habillé de la tête aux pieds en tricot beige. L’aide au ménage a été conçue pour accomplir toute une série de tâches, du rangement à l’aspirateur en passant par la lessive, avec un système d’intelligence artificielle intégré lui permettant de se calquer sur la parole et le langage corporel de l’être humain.

Histoire du jeu vidéo au Québec. La Guilde du jeu vidéo du Québec propose de célébrer 30 ans de création avec ce retour sur « une histoire fascinante marquée par l’innovation et une croissance remarquable, passant d’une industrie naissante dans les années 1980 à l’un des plus grands centres de développement au monde. »