Un nouvel associé rejoint La Société des demains
L’avenir appartient à ceux qui osent le penser ensemble.
Nous sommes heureux d’annoncer que Julien Mauroy se joint à La Société des demains à titre d’associé, responsable du développement d’affaires.
Fort de près de 20 ans d’expérience en accompagnement stratégique, Julien a soutenu des organisations et des personnes dirigeantes dans l’anticipation et l’innovation à travers une variété de secteurs – au Québec, en Europe et en Asie. Il porte un intérêt marqué pour les profondes implications des changements climatiques sur le fonctionnement de nos sociétés.
Dans un monde où les questions climatiques redessinent l’avenir de toutes les industries, son expertise vient renforcer notre capacité à accompagner nos clients vers des stratégies résilientes et tournées vers tous les possibles.
Bienvenue Julien !
Les signaux faibles : le processus avant l’outil
Quentin Ladetto se questionne sur la tendance par certains à privilégier les outils d’intelligence artificielle pour détecter les signaux faibles, au détriment des processus humains d’interprétation. Il rappelle qu’un signal n’est jamais faible en soi, mais seulement par rapport à une référence et un objectif donnés – ce qui exige d’abord de clarifier le « pourquoi » avant de mobiliser le « comment ». Ladetto souligne que l’accumulation de signaux via des algorithmes ne produit de la valeur qu’à travers leur mise en relation et leur confrontation aux contextes organisationnels. Il suggère même un retour au terrain – sortir du numérique, multiplier les modes de perception, valider les hypothèses par le contact direct – et insiste sur le fait que la responsabilité de l’interprétation et de la décision revient aux humain·es, non aux machines. L’enjeu central devient celui du processus : l’enchaînement qui permet de passer de la détection à la compréhension, puis à l’évaluation de l’impact potentiel dans un contexte donné.
À quoi ressembleront nos robots domestiques ?
Les véhicules autonomes, avec leurs nombreuses caméras et capteurs, représentent un avant-goût de notre futur avec des robots domestiques, mais leur conduite souvent jugée agressive et les incidents récents révèlent une tolérance très faible envers leurs erreurs. La question à résoudre avant d’accueillir pareille technologie dans l’intimité de nos foyers risque d’être le niveau d’imperfection que nous serons prêts à tolérer. Selon l’auteur, pour que nous acceptions ces machines chez nous, il sera essentiel de garder un contrôle tangible, comme un bouton d’arrêt d’urgence ou une poignée physique, afin de pouvoir « couper le courant » en cas de problème. Ce défi soulève aussi des enjeux juridiques et éthiques, car la responsabilité des constructeurs sera scrutée au moindre dysfonctionnement.
Réhabiliter le droit au futur : les imaginaires comme infrastructure démocratique
Richard Collin soutient que la crise actuelle (changements climatiques, dérèglements géopolitiques, révolution technologique) n’est pas le résultat d’un manque de données ou d’expertise technique, mais d’une pénurie d’imaginaires qui soient capables de mobiliser l’action collective face à un futur devenu synonyme de menace. Puisque les sociétés se construisent déjà sur des fictions structurantes comme la croissance illimitée ou l’innovation salvatrice, de nouveaux imaginaires peuvent redessiner nos trajectoires – comme les anciens nous ont menés dans l’impasse. L’auteur réfute trois idées reçues qui empêchent d’agir : la séparation entre réel et imaginaire alors que toute stratégie commence par une vision, la prétendue panne d’imagination alors que la science-fiction foisonne et explore des prototopies viables, et l’absence d’impact des imaginaires sur l’action alors que la pratique de Collin (et la nôtre) montre que le rêve collectif rouvre des chemins d’engagement. Les imaginaires ne sont pas un supplément décoratif mais bien l’infrastructure invisible de toute démocratie vivante.
◗ La persistance des matières. Dans le Bas-Saint-Laurent, où plus de 6 500 tonnes de textiles sont enfouies annuellement et où à peine 5 % des dons textiles sont revalorisés, un projet innovant explore les mycomatériaux comme avenue de transformation des rejets textiles. L’équipe utilise le Ganoderma lucidum, un champignon capable d’envelopper et d’agglomérer des retailles textiles mixtes (coton, polyester, élasthanne) en objets durables comme des panneaux isolants ou insonorisants, malgré l’impossibilité de dégrader le plastique résiduel.
◗ Le dilemme climatique des vignerons québécois. Le réchauffement climatique allonge la saison de croissance et permet aux vignerons québécois de planter des Vitis vinifera (pinots, chardonnays, rieslings). Ces cépages européens exigent des toiles géotextiles pour survivre aux hivers, génèrent des coûts de main-d’œuvre 30 % plus élevés et nécessitent davantage de pesticides dans le climat humide québécois. Cette transition va à contre-courant de l’Europe, qui adopte les cépages hybrides résistants.
◗ Un voyage visuel dans la transition écologique de la Chine. Le photographe Chu Weimin a passé les trois dernières années à documenter la transition énergétique de la Chine à l’aide de drones. Ses images les plus saisissantes ressemblent aux peintures à l’encre traditionnelles chinoises Shanshui : des montagnes et des nuages désormais accompagnés de rangées d’éoliennes. Dans ces paysages surréalistes et poétiques, les parcs éoliens s’élèvent au milieu des montagnes comme des coups de pinceau, et un temple ancien se dresse tranquillement sur fond d’infrastructures renouvelables.
