Image inspirée par la théorie du cygne noir, développée par Nassim Nicholas Taleb.

Télescope 60

Bonne année, chères et chers abonné·es !

2026 démarre en force à la Société des demains, et on avait hâte de partager ces nouvelles avec vous : 

📚 Cohorte 3 de la série de classe de maître en prospective Du 27 janvier au 24 février, tous les mardis de 12 h à 13 h 30, rejoignez notre formation en prospective pour développer votre littératie des futurs. Les inscriptions se remplissent rapidement : ne tardez pas !

Pour s’inscrire : https://demains.co/classe-de-maitre/ 

🎙️ Lancement de notre balado cet hiver Le tout premier balado francophone dédié à la prospective arrive ! Animé par Catherine Mathys, chaque épisode accueillera des penseur·euses et expert·es pour explorer les avenirs possibles. En attendant sa sortie officielle, écoutez un extrait du premier épisode avec Riel Miller, pionnier de la littératie des futurs

🔔 En exclusivité pour vous : les Midi signaux Vous êtes parmi les premiers à l’apprendre, on lance dès janvier les Midi signaux : des webinaires gratuits pour décoder ensemble les signaux faibles qui façonnent nos futurs. Tous les détails seront dévoilés sur notre compte LinkedIn dans les prochaines semaines. Restez à l’affût !

Belle lecture et bonne année tournée vers les futurs,

L’équipe de la Société des demains


15 scénarios qui pourraient bouleverser le monde en 2026 

Politico Magazine a sollicité quinze expert·es de différents domaines pour identifier des événements imprévisibles mais plausibles qui pourraient bouleverser la vie américaine et mondiale en 2026. L’exercice explore des ruptures potentielles dans des secteurs variés – technologie, géopolitique, infrastructure, environnement – en s’appuyant sur le concept de « cygne noir » développé par Nassim Nicholas Taleb pour désigner des événements rares, à fort impact et compréhensibles seulement après coup. La démarche vise à cartographier des zones de vulnérabilité souvent négligées dans les prévisions conventionnelles. 

Quelques scénarios sont intéressants en eux-mêmes – par exemple ceux de Dean W. Ball, Erica Orange, Arati Prabhakar, Daryl Fairweather et Matt Calkins – mais l’ensemble est surtout notable pour l’aspect catastrophiste. Plusieurs intervenants semblent en effet avoir simplement proposé la pire chose qui puisse se produire dans leur domaine. Exercice divertissant et tout de même utile, mais loin d’un processus structuré de développement de scénarios. ◗ Dans le même genre, l’équipe de Vox propose 26 choses qui, selon eux, se produiront en 2026 (aussi disponible sur archive.ph), tandis que celle de Nesta propose une collection de signaux du futur, qu’ils et elles surveilleront en 2026.

À l’assaut de l’infra-réel

Tout en restant dans le spéculatif, on passe ici au plus diffus et interprétatif. Au questionnement plutôt qu’à la prédiction. Marie Dollé interroge la théorie du simulacre de Baudrillard à l’heure des images générées par intelligence artificielle, qui ne se contentent plus d’imiter le réel mais peuvent aussi le révéler et le rendre plus perceptible. Dans un monde où le faux, la copie et l’inventé cohabitent sans hiérarchie claire, la vraie question ne serait plus de distinguer le vrai du faux, mais de savoir si une image nous aide à mieux comprendre et habiter le monde. Le code – le système abstrait de signes qu’évoquait Baudrillard – loin d’être seulement une victoire sur la matière, peut devenir un outil d’exploration capable de sonder et d’éclairer la complexité du réel. Cette perspective de l’autrice invite à repenser notre rapport à l’image et à accueillir une nouvelle génération d’« anthropreneurs » qui placeraient l’humain et la perception au cœur de l’innovation.

Muttersholtz « envisage tout par le prisme de l’écologie »

Muttersholtz, petite commune alsacienne, s’est imposée comme un modèle de transition écologique grâce à une politique locale centrée sur la protection de la biodiversité et la lutte contre l’artificialisation des sols. Sous la direction de Patrick Barbier, maire écologiste depuis 2008, la commune a investi massivement dans des projets d’énergie renouvelable, comme une centrale hydroélectrique et des bâtiments à basse consommation, tout en favorisant la mobilité douce avec des infrastructures cyclables sécurisées. Ces initiatives ont permis à Muttersholtz d’obtenir à deux reprises le titre de « capitale française de la biodiversité » et de viser un territoire à énergie positive. L’adhésion des habitants, encouragée par l’éducation environnementale locale, a largement contribué à faire de ce village un exemple d’écologie concrète et partagée. ◗ Dans cette même série publiée par Vert on visite aussi la commune de Fourmies, un ancien bastion ouvrier du Nord qui a lancé sa propre révolution énergétique.


Réparer le monde au cégep de La Pocatière. L’institution offre un nouveau profil en autonomie citoyenne ou on enseigne aux étudiant·es comment cultiver, cuisiner, réparer et bricoler. Plus qu’une formation pratique, le programme vise à renouer le lien entre les jeunes et le monde matériel, à travers des gestes concrets qui apaisent l’écoanxiété et renforcent la confiance en soi. Les participant·es y découvrent un pouvoir d’agir ancré dans le quotidien.

Une « école » de robots en Chine forme des humanoïdes pour les usines et les tâches ménagères. À Pékin, des robots répètent chaque mouvement jusqu’à 1 250 fois sous la supervision de formateur·ices humain·es pour maîtriser des gestes précis. Le projet vise à combler le manque de données standardisées qui freine le développement de robots généralisables.

Des sénateurs enquêtent sur le rôle des centres de données IA dans l’augmentation des coûts d’électricité. Les législateurs ont déclaré que les besoins énergétiques des centres de données utilisés pour l’intelligence artificielle obligent les services publics à dépenser des milliards de dollars pour moderniser le réseau électrique. Les entreprises énergétiques récupèrent généralement l’argent qu’elles investissent dans les équipements grâce aux tarifs qu’elles facturent à tous leurs utilisateurs.