Une nouvelle couche d’exploitation du travail
L’auteur nous présente ici un résumé d’un rapport écrit par Aiha Nguyen et Alexandra Mateescu et publié par Data & Society. Selon le rapport, l’IA générative est souvent perçue comme un outil d’augmentation de la productivité, mais son impact réel sur le travail est mitigé et renforce l’exploitation des travailleurs et travailleuses. Elle transforme l’organisation du travail en réduisant les tâches à des données, tout en minimisant la valeur du travail humain, ce qui peut mener à une dévalorisation des compétences et à une intensification de la surveillance. C’est une technologie généralement adoptée pour des raisons de réduction des coûts, aggravant des conditions de travail déjà précaires et renforçant les asymétries de pouvoir entre employeur.es et employé.es. Pour contrer ces effets néfastes, il est crucial, précisent-elles, de réfléchir à l’extension des droits et protections liés aux données produites par le travail.
L’hôtel Hilton de Québec passe aux mains de quatre nations autochtones
Le Hilton de Québec a été acquis par quatre nations autochtones, dont les Naskapie, Micmaques, Huronnes-Wendats et Cris, qui ont investi 85,6 millions de dollars pour obtenir une participation majoritaire. En plus des bénéfices économiques attendus, l’hôtel servira de « vitrine culturelle extraordinaire » et de tremplin vers « l’autonomie financière » des Premières Nations. Comme le disait Marie-Michèle Larivée dans son billet sur le sujet, « et si cette acquisition ouvrait la voie à un nouveau type de tourisme, riche de vraies histoires? Imaginez des toiles d’artistes autochtones, des lobbys aménagés différemment, des chambres pensées pour refléter les cultures et les visions de ces nations. Un lieu où le tourisme devient une occasion d’apprentissage et de rencontre. »
Imaginaires nocturnes
Bel exercice des amis de Speculative Futures Paris, qui ont créé une présentation prospective joignant signaux faibles (« radar »), information contextuelle (« à savoir ») et futurs possibles autour de la vie nocturne. On y retrouve « des lieux de service et de loisirs ouverts uniquement de minuit à 6h du matin », « un congé Sommeil, des siestes obligatoire dans les entreprises », « des randonnées nocturnes pour observer les étoiles et la faune sauvage », et même l’idée encore plus spéculative que « grâce à des bactéries génétiquement modifiées, les habits brillent dans le noir. Plus besoin de lampadaires, les piétons éclairent eux-mêmes les rues. En mode “luciole” ». On en profite pour rappeler que la prospective ne fait pas de prédictions, elle permet d’explorer des pistes, des possibles futurs, pour informer les décisions faites aujourd’hui.
◗ Ce dôme étrange est-il l’avenir du sport ? Alors que plusieurs événements sportifs sont maintenant hors de prix, que les plus grandes équipes ont des fans de par le monde et que les températures et les efforts de décarbonation pourraient changer les habitudes de déplacement, il est fort possible que ces établissements mi-bar sportif mi-planétarium s’avèrent une nouvelle façon « d’assister» à un match.
◗ Biocubes: un inventaire de la biomasse et de la « technomasse ». Les créateurs nous emmènent pas à pas dans une revue visuelle des volumes incroyables de chaque type de biomasse et de la quantité insensée de « technomasse » que nous avons créée.
◗ On n’en fait pas une obsession, mais une petite dernière pour faire suite aux opinions sur le voyage présentées au bas de Télescope 37: « Je me sentais coupable »… Miné par son éco-anxiété, ce pilote d’Air France a quitté le job de ses rêves.