Classe de maître en prospective: « Est-ce que c’est vraiment pour moi? »
C’est la question qu’on nous pose le plus. La réponse est dans les postes de nos ancien·nes participant·es :
→ Direction générale
→ Direction de l’innovation et des partenariats numériques
→ VP, recherche et développement
→ Leader de pratique en rédaction UX
→ Chargé·e de projet
→ Consultant·e en politiques publiques, en leadership, en gestion organisationnelle, etc.
Le point commun? Toutes ces personnes prennent, ou préparent, des décisions dont les effets se mesurent en années. Elles savent que les méthodes traditionnelles ne suffisent plus et qu’il faut apprendre à voir au-delà des tendances du moment.
Si vous vous reconnaissez, la série de classes de maître est pour vous. Faites vite, c’est la dernière cohorte de 2026!
📅 21 octobre au 18 novembre | Mercredi 12h-13h30 | Virtuel
Pour s’inscrire :
Série de 5 classes de maître (750$).
Fiction Prospective, dérouler le fil du futur
Ce texte de l’Atelier des futurs présente la fiction prospective, qui imagine des futurs à partir d’une simple variation du présent, un « Et si ? » qu’on déroule jusqu’au bout. Proche du design fiction, elle mise sur le récit plutôt que sur l’artefact : des scénarios courts, ancrés dans le quotidien, qui se lisent comme des témoignages du futur. Deux projets menés avec le Laboratoire d’innovation numérique de la CNIL servent d’exemples. Climatopie croise environnement et données, avec un compte carbone tenu à côté du compte bancaire ou un entretien d’embauche où l’empreinte carbone du candidat devient visible. Post-Mortem explore ce que deviennent nos données après la mort, d’un implant mémoriel défaillant à un monde numérique dont on a cessé la maintenance. À la différence de la science-fiction, la fiction prospective reste une projection courte, sans vaisseaux ni extraterrestres, qui interroge le présent. Le texte se termine sur un exercice : après un Roland-Garros 2026 marqué par la canicule et les abandons, et s’il n’y avait plus qu’un tournoi du Grand Chelem par an ? Le but reste de poser les questions de façon créative et de provoquer le débat.
Écrire avec l’IA n’est pas une faute
Là où la plupart des textes sur l’affaire Thélyson Orélien cherchent encore à établir sa culpabilité, Stéphane Vial, spécialiste de la réception des technologies, s’intéresse plutôt à ce que devient le travail d’écriture. Il voit dans la polémique une panique morale propre à ceux qui en sont encore au bas de la « courbe de naturalisation » de l’IA, cette quatrième blessure narcissique de l’humanité après Copernic, Darwin et Freud (Télescope 66 parlait de ce même sujet grâce à un article d’Alain Damasio). Lui-même publie bientôt un livre sur l’IA écrit avec l’IA. Écrire avec ces outils reste pour lui un travail d’auteur : penser la structure et le ton, valider chaque mot, corriger le style fade du logiciel, puis signer le texte et en répondre. La machine produit du texte probabiliste où tout se vaut, et c’est l’auteur qui y reconnaît ce qui est pertinent. Comme le traitement de texte ou le correcteur avant elle, l’IA reconfigure l’écriture sans la supprimer ; le geste qui compte reste celui de l’auteur, à la manière de Duchamp signant Fontaine. Plutôt que de soupçonner écrivains et étudiants, conclut-il, il faut lire ce qu’ils écrivent.
Une armée d’avatars pour vous faire acheter
Dans son dossier « Les impostures de l’IA », La Presse montre comment des personnages générés par l‘intelligence artificielle se font passer pour de vraies personnes sur les réseaux sociaux québécois. Sur la centaine d’« influenceurs » virtuels repérés, une poignée seulement se déclarent comme tels ; la plupart dirigent leurs abonnés vers des contenus sexuels payants, d’autres vendent leur audience à des marques, parfois avec l’insigne « Vérifié » de Meta. Les entreprises adoptent le même procédé : de petites boîtes visent le marché québécois avec de faux clients à l’accent d’ici, et des multinationales achètent des témoignages synthétiques à des plateformes spécialisées, puisqu’un abonnement remplace une production de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Les étiquettes « IA » restent irrégulières et faciles à retirer, les plateformes ont peu d’intérêt à sévir. Selon Laurence Grondin-Robillard, de l’UQAM, « Avant, on devait se demander : est-ce que cette photo-là est vraie, est-ce que les informations qu’elle communique sont vraies ? Maintenant, il faut se demander : est-ce que la personne qui me parle existe pour vrai ? »
◗ Explorez la carte interactive des centres de données sur le territoire du Québec. Très belle initiative que ce projet « de recherche citoyenne, ouverte et collaborative pour documenter l’empreinte physique et énergétique des infrastructures numériques au Québec. » On y retrouve la carte détaillée mais aussi un tableau comparatif et beaucoup d’information éducationnelle pour mieux comprendre ce domaine en croissance et de plus en plus critiqué.
◗ Démographie 2050. Quels scénarios et quels choix pour la France ? La Fondation Jean-Jaurès a produit une étude structurée en quatre scénarios prospectifs et portée par une ambition double ; « D’une part, éclairer les trajectoires possibles en rendant visibles leurs implications concrètes. D’autre part, redonner une capacité d’action en montrant que, si les tendances sont puissantes, les futurs restent ouverts ».
◗ D’après Yale et Columbia, le pays le plus écologique du monde est européen. La campagne électorale québécoise en a bien peu parlé, mais le travail de la transition énergétique et de la décarbonation se poursuit. L’Estonie, petit pays novateur comptant 1.36 million d’habitants, « a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % en fermant ses centrales polluantes et en développant les énergies renouvelables ».
